Plus que jamais, la conformité des dossiers médicaux électroniques devient une composante de la qualité globale. Les EHPAD les plus avancés intègrent un référent « données » ou « DPO » (Data Protection Officer), élaborent un plan annuel de contrôle des accès, réalisent des audits réguliers du logiciel et forment l’ensemble du personnel aux enjeux du numérique en santé.
Quelques axes d’action concrets :
- Formaliser un registre des accès et un protocole de gestion des habilitations
- Informer systématiquement chaque nouveau résident et famille sur le fonctionnement du DME
- S’assurer régulièrement du niveau de conformité du prestataire de logiciel et de l’infogérance (attestation HDS à jour, test de restauration des sauvegardes…)
- Programmer une revue annuelle des droits d’accès et procéder sans délai à la désactivation des comptes inactifs
- Évaluer le niveau d’acceptabilité et les besoins spécifiques auprès des équipes pluridisciplinaires, pour placer le DME comme un outil de coordination, pas une contrainte
À l’heure où la confiance numérique devient le socle de la relation soignant-résident, renforcer la conformité, c’est répondre à la double exigence d’éthique et d’efficacité attendue par le secteur.
Pour approfondir ce sujet, consulter les référentiels officiels : HAS, CNIL, ANS, ainsi que les retours terrains du Réseau Francophone des Responsables Qualité en EHPAD.