Favoriser le maintien des contacts familiaux et amicaux
Pour des seniors isolés, téléphoner ou envoyer un message peut être source d’appréhension : recherche du numéro, manipulation d’un smartphone, peur de déranger.
- Simplicité immédiate : il suffit de dire « Appelle ma fille » ou « Envoie un message à Louis » pour entrer en contact. Plus besoin de manipuler un clavier ou de lire un écran.
- Initiatives spontanées : certains dispositifs proposent même d’initier un contact après un certain temps de silence, ou d’envoyer une notification à un proche si aucune interaction n’est détectée.
- Visioconférence facilitée : pour les appareils couplés à une caméra, le simple ordre « Appelle en vidéo Margaux » permet un échange visuel, recréant les émotions du face-à-face.
La Fondation Médéric Alzheimer cite plusieurs expérimentations ayant permis d’augmenter la fréquence et la durée des communications familiales grâce à l’utilisation d’assistants vocaux dans des EHPAD.
Créer de nouvelles formes de vie sociale et d’animation
- Jeux collectifs : quiz de culture générale et jeux de mémoire proposés par l’assistant vocal peuvent se jouer à plusieurs, entre résidents en établissement, permettant des moments conviviaux inédits.
- Rituels partagés : lecture quotidienne d’un poème, écoute d’une émission radio avec d’autres utilisateurs connectés, échanges de messages vocaux entre membres d’un même groupe familial élargi.
- Groupes de discussion audio : certaines applications synchronisent les assistants vocaux pour créer des salons de conversation thématiques, où différentes personnes âgées, même éloignées géographiquement, peuvent échanger à partir de leur domicile.
Ces nouveaux rituels numériques s’installent dans le quotidien : plus de 30 % des utilisateurs de plus de 65 ans utilisant un assistant vocal déclarent interagir chaque semaine avec plusieurs membres de leur entourage, contre seulement 12 % sans cette technologie (enquête Les Numériques/CSA, 2022).
Réduire les freins psychologiques à l’initiation de la communication
L’assistant vocal abolit la gêne que certains seniors éprouvent à solliciter leur entourage. La simplicité du dispositif, son accessibilité constante, la possibilité de sonder la disponibilité avant d’appeler – autant d’éléments qui sécurisent l’utilisateur dans sa démarche.
Dans des établissements pilotes, des animations « apprivoisons l’assistant » menées avec des animateurs ont montré que jusqu’à 80 % des résidents initiaient eux-mêmes des interactions au bout de deux semaines d’usage accompagné (expérience Adhap/Malakoff Humanis, 2021).